Histoire à la petite semaine

Histoire à la petite semaine

Quatrième de couverture

Après la Philosophie et les Maths... une nouvelle matière «à la petite semaine», l'Histoire.
Cette fois-ci, c'est «délocalisation» nature chez Papi avec le cousin Jules et son ballon de rugby.
Retour aux sources total, cela commence par le bain de boue préhistorique du lundi, cela continue jusqu'au dimanche pour un parcours dans les allées d'un jardin jalonné de références historiques.
Le jardin et l'Histoire sont les dadas de ce grand-père qui a la main verte, le coeur un peu rouge et un langage relativement fleuri.
Aux textes vifs et drôles de Rachel Corenblit répondent les illustrations foisonnantes de Cécile Bonbon. Un très bon mélange ici aussi pour aborder une nouvelle «discipline» sans être trop discipliné.

Rachel Corenblit vit à Toulouse avec son mari et ses deux enfants. Après une formation universitaire en philosophie, elle enchaîne les petits boulots, animatrice, documentaliste vacataire dans une médiathèque, avant de s'orienter vers l'enseignement. Professeur des écoles pendant de nombreuses années, elle est aujourd'hui professeur de Lettres à Toulouse. Au Rouergue, elle est l'auteur de huit romans dans les collections zig zag, dacodac, doado, et son dernier roman dans la toute nouvelle collection boomerang, Plié de rire/Vert de peur, publié en 2012.

Cécile Bonbon vit et travaille à Toulouse. Après des études aux Beaux-Arts, elle travaille comme graphiste pendant quelques années et collabore ensuite avec de nombreux magazines ainsi qu'avec une marque de vêtements pour fillettes.
Illustratrice depuis plus de 12 ans, elle sème ses illustrations, ses bricolages et ses petits personnages de tissu dans la presse et l'édition jeunesse. Elle a publié de nombreux albums, tout d'abord au Rouergue en 2000, avec Petit Tour et Bonbon, dans la collection 12x12, puis chez Milan, Hatier, Didier Jeunesse, Points de suspension, Bilboquet, Élan Vert et Imaginarium, en Espagne. Son travail implique souvent l'utilisation du tissu qui s'intègre dans ses illustrations au trait.

Extrait de Histoire à la petite semaine

Chaque année, pour les vacances de printemps, je me délocalise une semaine chez papi.
C'est son expression. La délocalisation.
II ajoute qu'en politique, c'est un principe qui le dérange mais que pour ses petits-enfants, il veut bien faire une exception.
C'est comme ça qu'il cause, papi. II le dit en se frottant ses joues couvertes de poils blancs qu'il ne rase pas souvent, en clignant de l'oeil droit. Maman marmonne que papi a un air de sacrée canaille. Elle ne sait pas si c'est une bonne idée de nous laisser trop longtemps avec lui. Elle ne dit rien mais elle le pense si fort que ça clignote dans ses yeux.
Je ne suis pas la seule à être délocalisée à la campagne.
Y a aussi Jules, mon cousin. Qui mesure trois mètres de plus que moi, même s'il a mon âge, et qui passe son temps à parler rugby, vu que c'est son sport préféré. II est à peine sorti de la voiture qu'il balance son ballon ovale dans les azalées.
Et pour papi, y a pas pire crime que d'écrabouiller ses azalées.
Alors, il attend que nos parents aient disparu de l'horizon, il nous demande d'enlever nos chaussures et on s'enfonce dans son jardin.
Marcher sans chaussures, c'est interdit par ma mère. C'est vrai, papi est une sacrée canaille.