Le petit Larousse des vins : connaître, apprendre, découvrir

Le petit Larousse des vins : connaître, apprendre, découvrir

Quatrième de couverture

La petite encyclopédie pratique pour les amateurs de vin, débutants ou connaisseurs

Le guide essentiel pour :
► Apprendre à sélectionner un bon et un grand vin
► Choisir le vin selon son style (couleur, arômes, saveur)
► Acheter au meilleur rapport «plaisir/prix»
► Accorder au mieux les mets et les vins
► Déguster le vin, l'apprécier et le servir
► Composer et gérer sa cave
► Trouver les réponses à vos questions :
Qu'est-ce qu'un vin de cépage ? un vin biologique ? un vin élevé en fût de chêne ? Comment acheter «en primeur» ?, etc.

Une information complète sur tous les vins et vignobles du monde :
► Les grandes régions viticoles de France, d'Europe et du Nouveau Monde
► Pour chaque vignoble : les cépages, les styles de vins, les appellations, les classifications et niveaux de qualité
► Une sélection des meilleurs producteurs
► Un tableau des millésimes
► Des cartes en couleurs

NOUVELLE EDITION ENTIÈREMENT REVUE

Extrait de Le petit Larousse des vins : connaître, apprendre, découvrir

Le plaisir du vin

Depuis le jour où les hommes ont su tirer profit du fruit de la vigne pour le transformer en vin, ils vouèrent à cette boisson un goût et une curiosité que les siècles n'ont pas démentis. De génération en génération, ils se sont attachés à en percer les mystères et à en améliorer la qualité. À cet égard, le XXe siècle a joué un rôle fondamental dans l'histoire du vin grâce à l'apparition et au développement de l'oenologie. Cette science, qui est en même temps une technique, a vu le jour dans les années 1950 sous l'impulsion de passionnés du vin qu'étaient les chimistes Émile Peynaud et Jean Ribereau-Gayon, dans le Bordelais, et les professeurs Jaumes et Flandry, à Montpellier. Outil formidable pour le vigneron, elle l'a aidé à mieux comprendre la nature du vin, à maîtriser les différentes étapes de son élaboration et de son élevage. Et, contrairement à la crainte qu'elle a suscitée, elle n'a pas eu pour conséquence la standardisation des vins, mais a apporté au vigneron davantage de confort, en lui laissant une plus grande marge de liberté pour définir le style de ses vins. Les résultats sont probants.-jamais les vins n'ont été aussi bons et aussi divers. Les amateurs du troisième millénaire ont de quoi se réjouir : s'ils boivent moins, ils boivent désormais mieux, privilégiant la qualité à la quantité. Pour eux, le vin n'est plus la «boisson la plus hygiénique» prônée par Pasteur, mais bien une «boisson de plaisir». Curieux et ouverts d'esprit, ils apprennent à goûter, n'hésitent pas à poser des questions et aiment partager leurs émotions avec leurs amis. Que ce livre soit pour eux, amateurs débutants ou plus aguerris, un guide dans cette palpitante aventure qu'est la découverte du vin.

Du grand et du bon vin

Tout amateur de vins a le même souci : boire bien et, si possible, toujours mieux. Selon son degré de plaisir, il jugera un vin plus ou moins agréable, le qualifiant de mauvais, bon ou excellent. Chacun ayant ses propres goûts, les avis peuvent être partagés. Existe-t-il alors une définition universelle du bon et du mauvais vin ? Et si oui, comment peut-on reconnaître la qualité et le niveau de qualité d'un vin ?

La qualité, une affaire de goût ?

La notion de goût désigne à la fois l'un de nos cinq sens et la saveur d'un aliment (sucré, salé, etc.). Mais elle renvoie également à une appréciation esthétique, souvent polarisée dans des termes comme «bon» ou «mauvais». Lors de la dégustation d'un vin, la perception du goût, ou des saveurs, s'accompagne en effet toujours d'un jugement qui reflète les préférences de chacun. À cette dégustation purement hédoniste, qui concerne le plaisir (ou déplaisir) ressenti spontanément par le dégustateur, s'ajoute la dégustation au sens technique, dont le but est déjuger de la qualité relative d'un vin par rapport à un autre, ou par rapport à un standard théorique ou mémorisé. Elle procède par une analyse détaillée des sensations selon une grille de lecture bien précise (voir p. 120), mais s'appuie également sur une bonne connaissance du vin et de son élaboration. Juger de la qualité n'est donc pas une simple affaire de goût. C'est un exercice qui repose sur un apprentissage et sur la diversité des expériences gustatives. Mieux l'amateur de vins le maîtrise, mieux il sera en mesure de comprendre le vin et d'en évaluer les qualités et les défauts. Les dégustateurs professionnels le prouvent parfaitement, en reconnaissant - souvent à l'unanimité - les grands, les bons et les mauvais vins.