Le guide Hachette des vins : sélection 2015

Le guide Hachette des vins : sélection 2015

Quatrième de couverture

Des vins pour tous les goûts et à tous les prix

Un guide sélectif
° 40 000 vins goûtés à l'aveugle par 1 500 dégustateurs professionnels
° 10 000 vins retenus, notés de 0 à 3 étoiles, avec indications de garde et d'accords gourmands
° 500 coups de coeur
° 2 000 bons rapports qualité/prix

... attaché à la diversité
° Toutes les appellations d'origine contrôlée
° Les vins de pays
° La Suisse et le Luxembourg

... indépendant et objectif
° Inscription des cuvées libre et gratuite
° Aucune publicité directe ou indirecte
° Dégustations impartiales et à l'aveugle

1408 PAGES ■ 35 CARTES
TABLEAU DES MILLÉSIMES

«Le premier vrai guide d'achat des meilleurs vins français est né : c'est le Guide Hachette des vins de France»... peut-on lire sur la quatrième de couverture de l'édition 1985. Une affirmation prophétique : le Guide Hachette allait devenir l'un des grands succès de la maison. L'année 1985 s'est révélée aussi comme un grand millésime. Marquée par de grands froids hivernaux et de fortes chaleurs estivales, elle a pleinement justifié l'un des plus célèbres dictons viticoles, «août fait le moût», et donné naissance à des vins de garde dont certains constituent encore des trésors dans les caves des oenophiles.

Des principes éprouvés. Des trésors que le Guide Hachette s'évertue à dénicher depuis trente éditions dans tous les vignobles français. Catherine Montalbetti, à l'issue de longues consultations d'experts, met en place les principes de sélection, simples et intangibles : indépendance, impartialité, collégialité, diversité.

Un esprit de famille. Planifier les dégustations, réserver les salles, mobiliser dégustateurs et producteurs, réceptionner les échantillons et les «anonymer», faire la synthèse des commentaires, relire, corriger (jusqu'à cinq étapes de corrections pour vérifier quelque 250 000 données techniques !) : le Guide Hachette réunit chaque année un ensemble de compétences impressionnant. Avec le même objectif : la mise en lumière du vignoble français dans toute sa richesse. Alliant rigueur, professionnalisme et enthousiasme, les commissions de dégustation Hachette sont devenues un temps fort de l'année vigneronne.

Trente ans de viticulture. Un guide né avec une nouvelle génération d'amateurs, qui consomme moins mais mieux. Un guide qui reflète les progrès de l'oenologie, a vu se multiplier les AOC hors des régions historiques, se démocratiser la culture du vin, ou encore, plus récemment, exploser le bio... Parcourir les trente éditions, c'est voir se dérouler trente ans de viticulture et d'évolutions des goûts.

La vitrine du vignoble. Le Guide s'est affirmé comme la référence des guides d'achat. En témoigne le nombre croissant de vins présentés : la première année, 10 000 cuvées pour 5 000 retenues ; aujourd'hui, 40 000 pour 10 000 sélectionnées. Une organisation parfaitement huilée reconduite chaque année : le Guide, on ne le dira jamais assez, est entièrement nouveau à chaque édition et donne en septembre un instantané des meilleurs vins mis sur le marché.

Extrait de Le guide Hachette des vins : sélection 2015

COMMENT IDENTIFIER UN VIN ?

Les rayons des cavistes et des grandes surfaces offrent une large palette de vins français, voire étrangers. Cette variété, qui fait le charme du vin pour l'amateur averti, rend aussi le choix difficile et déroute le néophyte : la France produit à elle seule plusieurs dizaines de milliers de vins qui ont tous des caractères propres. Leur carte d'identité ? L'étiquette. Les pouvoirs publics, français et désormais européens, et les instances professionnelles se sont attachés à la réglementer. Capsules et bouchons complètent l'identification.

LES CATÉGORIES DE VIN

L'étiquette indique l'appartenance du vin à l'une des catégories réglementées en France : vin de France (ex-vin de table), indication géographique protégée IGP (ex-vin de pays), appellation d'origine contrôlée (AOC, AOP pour l'UE).

L'appellation d'origine protégée

La classe reine, celle de tous les grands vins. L'étiquette porte obligatoirement la mention «appellation X protégée», parfois «x appellation protégée». Si l'appellation porte le nom d'une entité géographique (région, ensemble de communes, commune, parfois lieu-dit), cette seule provenance ne suffit pas à la définir. Pour bénéficier de l'AOC, un vin doit provenir d'une aire délimitée, caractérisée par ses sols et son climat, plantée de cépages spécifiques cultivés et vinifiés selon les traditions régionales. C'est ce que l'on appelle les «usages locaux, loyaux et constants».

L'appellation d'origine vin délimité de qualité supérieure

Une catégorie supprimée en 2011, naguère antichambre de l'appellation d'origine contrôlée, et soumise sensiblement aux mêmes règles. Nombreux il y a trente ans, les VDQS ont souvent accédé à l'AOC.

LA RÉFORME DE LA CLASSIFICATION DES VINS

Mise en place en 2009, cette réforme a entraîné trois changements importants, concernant chaque étage de la pyramide qualitative. Les vins de table sont devenus vins de France, mais ils ont surtout gagné, au-delà du droit de porter comme étendard le nom de notre pays, ce qui n'est pas rien, la possibilité d'afficher cépage(s) et millésime. Deux mentions en général perçues comme qualitatives, ici autorisées pour les vins du bas de l'échelle : on peut légitimement s'interroger sur la pertinence de cette modification réglementaire. Les vins de pays (VDP) sont devenus des IGP, indications géographiques protégées. Un bouleversement majeur puisque auparavant les VDP faisaient partie de la même catégorie que les vins de table ; ils entrent dorénavant dans la famille des vins avec indication géographique, qui comprend également les AOC/AOP. Un changement qui leur donne des droits (protection juridique du nom comme les AOP, appellation d'origine protégée) mais aussi des devoirs : démonstration à faire de leur lien à l'origine et mise en place de procédures de contrôle renforcées. En 2011, les 150 VDP alors existants ont vu leur nombre se réduire à 75. Enfin, les AOP sont depuis cette réforme soumises à de nouveaux modes de contrôle, la tant décriée dégustation systématique d'agrément étant supprimée au profit de contrôles moins fréquents mais plus proches du produit commercialisé. On attendra pour voir l'efficacité de ces nouvelles mesures sur la qualité des vins.

Les IGP/vins de pays

Ils portent le nom de leur lieu de naissance, mais ne sont pas des AOC. La différence ? Les vins de pays ne font pas l'objet d'une délimitation parcellaire, en fonction des types de sol ; ils sont issus de cépages dont la liste est définie réglementairement ; cette liste est plus large que pour les AOC. En un mot, leur rapport au terroir est moins fort. L'étiquette précise la provenance géographique du vin. On lira donc «indication géographique protégée» (IGP) suivie du nom d'une région (ex : val de Loire), d'un département (ex : Ardèche) ou d'une zone plus restreinte (ex : cité de Carcassonne).

Les vins de France

Sans provenance géographique affichée, ils peuvent être issus de coupages, c'est-à-dire de mélanges de vins de plusieurs régions. Cela en fait en général des vins assez standard - sans surprise mais sans personnalité. Si les vins de France sont souvent des produits d'entrée de gamme commercialisés en gros volumes, il existe aussi des vins de table de propriété - souvent des «vins d'auteurs» élaborés hors des canons de l'appellation. Depuis une récente réforme, ces vins sont autorisés à afficher millésime et nom des cépages.