Osez 40 histoires érotiques de Noël (Coffret)

Osez 40 histoires érotiques de Noël (Coffret)

Quatrième de couverture

À quoi rêvent les grandes personnes le soir de Noël ? La réponse se trouve dans ces histoires érotiques de Noël : de cadeaux coquins en pères Noël dévergondés, de réveillons aphrodisiaques en fantasmes enneigés, quand les auteurs de la Musardine s'amusent à détourner les codes de Noël, il s'en passe de belles, sous le sapin ! Érotisme bien sûr, mais aussi amour, humour, nostalgie et rêverie sont les ingrédients de ces récits.

Ce coffret contient Osez 20 histoires érotiques de Noël et Osez 20 nouvelles histoires érotiques de Noël, deux des meilleures ventes de la collection "Osez 20 histoires", soit 40 nouvelles à susurrer devant la cheminée. Noël sera chaud cette année !

Extrait de Osez 40 histoires érotiques de Noël (Coffret)

CHER PÈRE NOËL

Nora James

Cher Père Noël,
Aujourd'hui, j'ai décidé de rassembler mon courage pour parvenir enfin à t'écrire. L'année dernière, je n'ai pas osé. J'ai pensé que, peut-être, je n'avais pas été assez gentille, que je ne méritais pas que tu me récompenses comme les autres. Je ne vais pas te mentir, et te dire que j'ai été exemplaire. Cette année, tout comme les années précédentes, j'ai fait des bêtises, mais lorsque je t'en aurai expliqué la raison, peut-être accepteras-tu de les oublier.
Car, après tout, tu en es pour une part responsable. C'est de ta faute, à toi et à ton air si parfait, toi et ta bienveillance si convenue, toi et tes manières si délicates. J'ai pourtant tout fait pour que tu aies envie de poser tes yeux sur moi, plutôt que sur ces pimbêches. J'ai été irréprochable, adorable avec tout le monde, discrète, charmante, souriante. J'ai été la gentille fille, telle que je pensais que tu voulais que je sois. Mais tu ne m'as pas récompensée.
Alors ce jour-là, comprenant une fois encore que je serai privée de Noël, j'ai décidé de me consoler en m'offrant moi-même mon cadeau.
J'ai rejoint l'équipe de bénévoles avec qui je travaillais. Je ne m'étais pas portée volontaire cette année-là, pour le Noël des sans-abri. Je voulais être tout à toi, au cas où tu aurais daigné me prêter attention. De quelle bêtise incommensurable les femmes sont-elles capables pour les hommes...
Alors, j'ai dû rappeler Solange pour lui demander si je pouvais venir prêter main-forte. L'association était très stricte sur ce point : les bénévoles devaient s'engager de façon fiable dans la distribution des repas. «Ce n'est pas à la carte», disait toujours René, le président. Mais j'ai insisté, expliqué, argumenté que je ne serais pas de trop pour les aider. Solange a marmonné que c'était un peu tard... mais, vu le nombre de volontaires ce soir-là, ils ne pouvaient se permettre de me dire non.
J'ai enfilé mon manteau, pris mon sac, et m'apprêtais à passer la porte de mon petit deux-pièces, lorsque je me suis ravisée. Je suis retournée dans ma chambre, et me suis changée. J'ai pioché dans mon tiroir une culotte en coton vichy, aux formes juvéniles, et j'ai pris soin de mettre par-dessus ma jupe la plus courte. La vie faisant bien les choses parfois, c'était aussi la plus provocante. Elle était boutonnée sur le devant, de sorte que la fente conduisait naturellement le regard vers mon sexe. Larme parfaite pour ce que j'allais faire.
J'ai ensuite enfilé mon petit chandail turquoise, celui qui fait ressortir mes yeux. Mais surtout celui qui laisse outrageusement apparaître la naissance de mes seins. Évidemment, je n'ai mis aucun soutien-gorge dessous.
Le contact de la laine fine frottait mes tétons juste assez pour les faire pointer, de sorte que tout le monde allait pouvoir les deviner. Je jetai un dernier coup d'oeil dans le miroir ; me trouvant relativement excitante, je quittai mon appartement.