La France des métiers oubliés

La France des métiers oubliés

Quatrième de couverture

- Plus de cent métiers entièrement disparus ou très différents de ceux d'aujourd'hui

- Quelques exemples : maréchal-ferrant, semeur, rémouleur, dentellière, batteur de sel, mineur, forgeron, rebouteux...

- Un ouvrage illustré par une iconographie riche : plus de 200 photos, cartes postales, images anciennes.

Extrait de La France des métiers oubliés

Introduction

Il serait vain de tenter de dresser la liste de tous les petits métiers exercés au siècle dernier. Certains subsistent sous des formes évoluées, et d'autres ont complètement disparu, emportés par ce qu'on appelle le progrès. Essayons de retrouver ce temps jadis où l'on fabrique les louches en bois, les cannes et les tamis à la main, où le potier tourne et cuit la vaisselle du quotidien dans son atelier, où les femmes cassent les cailloux au bord des routes pour les empierrer. Le chiffonnier collecte les vieux chiffons pour en faire du papier. Il récupère aussi les diverses peaux, en particulier celles des lapins. Aussi les villageois conservent-ils toutes les peaux des lapins qu'ils consomment : ils les font sécher en les retournant sur un support en bois et attendent le passage du marchand de peaux, qui s'annonce toujours par un tonitruant : «Peaux de lapin, peaux» qui effraie les enfants. Dans la même veine, à la demande des cultivateurs, le taupier place des pièges dans les cultures et récupère les peaux des taupes capturées afin de les revendre aux chapeliers pour faire le velours des chapeaux. Il se promène dans les campagnes avec, autour du cou, un collier de pièges sur lesquels sont encore suspendus les doux fouisseurs. Le fabricant de balais vosgiens utilise la bruyère ou le genêt séché pour confectionner des ustensiles robustes entièrement naturels. Les sabotiers comme les charbonniers et les bûcherons travaillent souvent en forêt à produire des sabots "presque inusables. À Paris, les marchands de cages, de graines, de mouron, de mousse, fréquentent assidûment le marché aux oiseaux. Aux abords du port de Toulon, lorsqu'on évoque le torpilleur, on ne parle pas d'un vaisseau militaire. Car, en ce temps-là, le tout-à-l'égout est encore un rêve d'urbaniste, et les «toilettes» se résument soit à des latrines publiques, soit, chez les particuliers, à des pots de chambre glissés sous le lit ou dissimulés dans la table de nuit.
Le rôle du «torpilleur» - le vidangeur - est donc essentiel pour l'hygiène urbaine. A son appel, les ménagères apportent les contenus des pots de chambre rassemblés dans des seaux qui sont déversés dans une cuve métallique. Le produit de cette collecte est ensuite utilisé comme engrais.
La France des métiers oubliés est un hommage à tous ces métiers. Ils renferment des souvenirs et des anecdotes, des parcours d'hommes et de femmes dans la France de la Belle Époque. Des côtes bretonnes aux sommets des Pyrénées, redécouvrez ces professions d'antan.