Apéro cochon

Apéro cochon

Quatrième de couverture

SELON L'ADAGE BIEN CONNU, TOUT EST BON DANS LE COCHON ! TARTINE DE TERRINE, FOUGASSE OU PIZZA À PARTAGER, BOULETTES OU BOUCHÉES À PICORER DU BOUT DES DOIGTS... CUISINEZ-LE DE LA TÊTE À LA QUEUE, POUR UN APÉRITIF CONVIVIAL À PARTAGER ENTRE AMIS.

Choisissez parmi 100 recettes aux saveurs authentiques ou plus exotiques : piques de pommes de terre au reblochon et au bacon, terrine de campagne au calvados ou encore tartelettes fines d'andouillette au confit d'échalote mais aussi boulettes de porc teriyaki, bouchées de poitrine confite à la citronnelle, mini-brochettes de filet mignon et d'ananas caramélisé au gingembre. Variez les plaisirs et surprenez vos invités à chaque nouvelle recette.

CHICS OU À LA BONNE FRANQUETTE, VOS APÉRITIFS AURONT DÉSORMAIS LE VRAI GOÛT DE LA BONNE COCHONNAILLE !

Extrait de Apéro cochon

Extrait de l'introduction

UNE PETITE TRANCHE DE SAUCISSON ?

En matière d'apéritif, l'ennuyeuse trilogie saucisson ordinaire, chips industrielles, cacahuètes salées, qui permettait de patienter jusqu'au «vrai» repas, semble n'être plus qu'un lointain souvenir.

En l'occurrence, c'est surtout le repas formel qui tend à disparaître.

Pas de plan de table ou d'assiette en équilibre sur les genoux ; désormais on picore, on pique, on tartine, bref on «apéro-dîne» à la bonne franquette, voire plus sérieusement.

Mais bien au-delà de la sempiternelle quiche lorraine, le cochon dans tous ses états pourrait définitivement ravir la vedette aux bâtonnets de concombre !

COCHON, LE RETOUR !

En effet, cochon et cochonnailles ont le vent en poupe.

Depuis plus d'une décennie, le phénomène «bistronomique» (contraction de bistrot et de gastronomique) et, dans son sillage, le retour en grâce de la cuisine canaille, ont fait exploser l'image d'Épinal du saucisson avec son paysan portant béret, baguette sous le bras et accent d'chez nous à couper... au couteau.

En fait, on a eu tendance à oublier que le cochon, c'est bien plus que du saucisson.

Il a fallu que, de Londres à Sydney en passant par New York, les «gastropubs» (néobistrots) en fassent leur produit fétiche pour qu'en France, on se rende à l'évidence.

Nous voici désormais tous réunis sous la même bannière : «Tout est bon dans le cochon», et de la tête à la queue. Même le gras, si longtemps accusé de tous les maux, est réhabilité.

L'imagination bistrotière joue avec boudin, andouille, pieds et consorts, injustement boudés tout au long de l'ère «nouvelle cuisine».

Elle lorgne désormais sans vergogne vers le Nouveau-Mexique, avec le pulled pork (porc braisé et effiloché) et autres barbecue ribs (travers de porc au barbecue) et n'hésite pas à fusionner terroir et épices asiatiques.

Les cuisiniers, demandeurs de produits de qualité, entraînent dans leur sillage des éleveurs qui ont bien compris le mouvement. Pour répondre à l'élevage intensif, ces derniers se mobilisent au nom de la qualité : dans le Sud-Ouest l'appellation Porc Noir de Bigorre se développe, dans les Cévennes, on sélectionne un cochon gourmand de châtaignes...

On redécouvre aussi le savoir-faire ancestral des artisans charcutiers qui élaborent, jour après jour, de superbes produits à travers l'Hexagone : salaisons, bien sûr, mais aussi saucisses et pâtés avec autant de variantes selon les régions.