Les 100 plus beaux villages de nos régions : le guide

Les 100 plus beaux villages de nos régions : le guide

Quatrième de couverture

Au fil des pages, de village en village, laissez-vous charmer par les vieilles bâtisses et les anciennes échoppes, promenez-vous dans les dédales des étroites ruelles pavées, visitez des châteaux médiévaux et admirez des églises romanes ou Renaissance éblouissantes... Ici, les vieilles pierres ont une âme et tant d'histoires à raconter ! Dans cet ouvrage, vous découvrirez les splendeurs de nombreux villages comme Èze, un village provençal sur trois niveaux, perché à 429 mètres au-dessus de la mer... ou encore Guerlesquin, aux maisons de granit, considéré comme l'un des plus beaux villages du Trégor. À La Couvertoirade, dans l'Aveyron, revivez l'époque des Templiers dans cette citadelle fortifiée. Véritable concentré d'Alsace, arpentez le village de Turckheim au patrimoine remarquablement préservé. Découvrez des lieux insolites, des édifices incontournables et des histoires surprenantes qui vous permettront de saisir tout de suite le caractère unique et la beauté de ces villages.

Extrait de Les 100 plus beaux villages de nos régions : le guide

Auxi-le-Château dans le Pas-de-Calais au village perché d'Évisa en Corse, en passant par le village auvergnat de Laroquebrou ou encore Guerlesquin petite Cité de Caractère de Bretagne, cet ouvrage richement illustré vous entraîne à la découverte de notre patrimoine. La carte de France présentée page ci-contre vous permettra d'avoir une vision générale des villages répertoriés dans cet ouvrage.

Auxi-le-Château

Aux limites de l'Artois et de la Picardie, Auxi-le-Château déploie ses maisons au coeur de la vallée verdoyante de l'Authie. Important centre agricole, la petite cité, autrefois réputée pour son industrie de la chaussure, a conservé une activité économique dynamique.

Lors des Beffrois de la culture, organisés par l'association des conservateurs des musées du Nord-Pas-de-Calais en 2004, Auxi-le-Château accueillait la célèbre oeuvre de Jean-François Millet, Les Glaneuses, à l'occasion d'une exposition sur les liens étroits unissant l'homme et la nature. Ce thème convenait parfaitement à la petite cité, tournée depuis toujours vers l'activité agricole.

Souvenirs agricoles

Les nombreuses foires et les marchés qui se tenaient autrefois à Auxi-le-Château ont été autant de témoignages de l'importance de l'agriculture dans la vie économique du bourg. Les anciennes places de marché, qui ponctuent le centre du vieux village, ont connu le piétinement des chevaux de trait (des anneaux scellés dans les trottoirs l'attestent encore), et la largeur des porches des maisons a permis de faire entrer maints kilos de céréales sans encombre. De nos jours, un silo coopératif a remplacé les anciens greniers et des engins sophistiqués sillonnent désormais les plaines alentour. À la fin du XIXe siècle et pendant une bonne partie du XXe siècle, Auxi fut également réputé pour ses manufactures de chaussures : les quelque 600 cordonniers qui y travaillaient chaussaient le Tout-Paris ainsi que les officiers de la cavalerie française et britannique.

À partir de 1920, Octave Aubecq développa dans son usine d'Auxi des articles ménagers émaillés qui concoururent également à la célébrité du bourg. Aujourd'hui, les Émailleries Aubecq ont été reprises par la société Tech Form, et leur activité s'est spécialisée dans la fabrication de poulies pour l'industrie automobile.

Un charme historique

Jadis situé sur une ancienne voie romaine, le bourg devint une importante place forte au Moyen Âge. Son château fut édifié en 1178 par Philippe d'Alsace, comte de Flandres. À la fin du XVe siècle, le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, et Louis XI, roi de France, se battirent sous ses murs. De ce château démantelé par Louis XI ne subsistent aujourd'hui que quelques ruines, non loin des fossés de la Belle Inutile. Longtemps scindée en deux cités, Auxi-Artois et Auxi-Picardie, séparées par l'Authie qui marqua plus tard la frontière entre l'Artois espagnol et la Picardie, Auxi fut réuni définitivement durant la Révolution et prit le nom d'Auxi-la-Réunion.

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