Le guide Larousse de l'Euro 2016

Le guide Larousse de l'Euro 2016

Quatrième de couverture

Pour la première fois dans l'histoire de l'Euro, 24 équipes vont se livrer bataille sur le terrain. Faites connaissance avec chacune d'entre elles, découvrez leurs forces et leurs faiblesses, les grands favoris et les outsiders mais aussi les petits nouveaux comme l'Albanie, l'Irlande du Nord, l'Islande, le pays de Galles ou encore la Slovénie.

Grâce au Guide Larousse de l'Euro, ne manquez aucun moment de ce rendez-vous incontournable suivi par des millions de passionnés. Du premier au dernier jour de la compétition, notez les résultats de chaque équipe match après match et faites vos pronostics !

Spécialiste du football, Rodolphe GAUDIN est grand reporter à France Télévisions et suit régulièrement les rencontres des Bleus.

Avec une préface d'Alain GIRESSE, l'un des piliers du fameux «carré magique» de l'équipe de France qui a remporté l'Euro 1984.

Extrait de Le guide Larousse de l'Euro 2016

AVANT-PROPOS

24 ÉQUIPES sur la ligne de départ. Cet Euro 2016 voit les choses en grand ! Une première voulue par Michel Platini en personne qui souhaitait élargir la compétition au plus grand nombre. Son voeu est exaucé. L'Euro a pris plus d'une taille en s'ouvrant à huit équipes supplémentaires pour la phase finale. L'Albanie, l'Irlande du Nord, l'Islande, le Pays de Galles et la Slovénie font ici leurs grands débuts. Pour ne pas être de la partie, il fallait presque le vouloir. Si les Hollandais, passés à la trappe de la phase éliminatoire, manqueront à l'appel, toutes les grandes nations seront là. En juin, on saura si cette ouverture a «appauvri» ou pas le niveau général de l'Euro, une épreuve souvent présentée comme plus difficile à gagner que la Coupe du monde.

Et les Bleus dans tout ça ? On attend beaucoup d'eux tout simplement. Qualifiés d'office en tant que pays organisateur, je les ai suivis durant ces deux années de matches amicaux. Tantôt convaincants, parfois inquiétants, ils n'ont pas d'autre choix que d'endosser leurs habits de «super conquérants» pour viser la victoire finale. S'ils ne traînent pas en chemin, les portes des demi-finales devraient s'ouvrir devant ce groupe jeune et ambitieux... Après, le rêve est permis. Qu'ils s'arrachent sur le terrain comme des «gladiateurs affamés» et ne jouent pas les sénateurs, et tout devrait bien se passer !

Si cet Euro est ouvert, les favoris sont d'ores et déjà identifiés : l'Allemagne, championne du monde au Brésil, l'Espagne, le tenant du titre, et la France. Notre chère équipe nationale a un avantage : elle joue sur ses terres, ce qui est déjà un excellent présage. En 1984, au Parc des Princes, le carré magique emmené par Platini a offert son premier titre au football français. En 1998, le scénario s'est répété. Au Stade de France, Zidane nous a brodé une étoile de champion du monde sur le maillot frappé du coq. La France est toujours allée au bout de ces compétitions lorsqu'elle organisait. Si l'on ne peut pas dire que c'est gagné d'avance, le fameux proverbe «Jamais deux sans trois» ne serait pas pour nous déplaire.

Depuis la victoire à l'Euro 2000, les Tricolores nous ont déçus, ils nous ont même parfois fait honte (comme à Knysna). Ils nous doivent une revanche ! Cela fait seize ans que l'on se cherche de nouveaux héros à célébrer sur les Champs-Élysées. On commence à trouver le temps long... Et vous les Bleus ?

RODOLPHE GAUDIN

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GROUPE FRANCE

DESCHAMPS, LA CULTURE DE LA GAGNE

Comme joueur, il a le plus beau palmarès du football français. Comme entraîneur, il a remporté des titres partout où il est passé. Didier Deschamps compte bien ne pas faire exception à la règle avec l'équipe de France. Le sélectionneur en poste depuis quatre ans parviendra-t-il à mener la génération Varane, Pogba, Griezmann à la victoire finale le 10 juillet prochain ? Certes, ses bleus ont alterné le bon et le moins bon pendant ces deux ans de matches amicaux. Mais la France reste cependant favorite de son Euro, au même titre que l'Allemagne et l'Espagne.

ANTHONY MARTIAL, LE JOUEUR À SUIVRE

L'homme qui valait 80 millions d'euros, plus qu'un certain Zinédine Zidane ! Depuis son plus jeune âge, Anthony Martial affole les chiffres. Formé à l'Olympique lyonnais, le gamin des Ulis est un surdoué que l'on s'arrache très tôt. L'AS Monaco le recrute pour 5 millions d'euros alors qu'il n'a joué que quatre matches avec Lyon. Une somme importante qui interpelle déjà pour un joueur qui n'a encore rien prouvé. Un pari sur l'avenir réussi. Martial s'impose sur le Rocher et fait même ses débuts en sélection. Son style de jeu rappelle celui du meilleur buteur de l'équipe de France : Thierry Henry. Un parcours similaire, des qualités identiques, Martial mord dans le ballon sans se poser de questions. Pour son premier match avec Manchester, il marque et signe la victoire de son club d'un «but à la Thierry Henry». Pour sa première titularisation au Stade de France avec les Bleus, sur une accélération, il laisse sur place la défense des champions du monde allemands et offre le premier but à Olivier Giroud (2-0). Tout va vraiment très vite pour le jeune Anthony. Jusqu'où peut-il aller ? Début de réponse à l'Euro...