400 vélos de légende

400 vélos de légende

Quatrième de couverture

DÉCOUVREZ LA PASSIONNANTE HISTOIRE DU VÉLO DE SES ORIGINES À NOS JOURS, DES PREMIERS MODÈLES AUX PLUS MODERNES, ET RETROUVEZ TOUTES LEURS CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES.

PARTAGEZ L'AVENTURE DE CES HOMMES DE GÉNIE QUI EN SONT LES CRÉATEURS, REVIVEZ LES COURSES MYTHIQUES QUI ONT MARQUÉ LES ESPRITS ET VIBREZ EN REDÉCOUVRANT LES EXPLOITS DES COUREURS LES PLUS AUDACIEUX.

GRÂCE À PLUS DE 500 SUPERBES PHOTOS, ADMIREZ DANS LE DÉTAIL QUELQUE 400 VÉLOS ICONIQUES.

 

Extrait de 400 vélos de légende

La révolution de la bicyclette

Les enfants peuvent désormais apprendre à faire du vélo en très peu de temps grâce au «vélo équilibré». Les roulettes qui compensent la perte d'équilibre de manière artificielle deviennent inutiles. Tout le monde peut donc se livrer aux joies de l'équilibre sur deux roues, sans danger. Mais combien d'entre nous savent que le vélo équilibré a plus de 200 ans ? Construite initialement pour les adultes en 1817, la draisienne porte le nom de son inventeur, le baron von Drais. Également appelée Laufmaschine (la «machine à courir»), elle vise à remplacer les chevaux à l'occasion d'un changement climatique, tel celui causé par l'éruption du Tambora qui spolie la saison estivale et provoque une pénurie de fourrage.
L'inventeur sait que son public rechigne à décoller les pieds du sol, ce qui restreint les possibilités de propulsion. Le principal facteur limitant la popularité de ce mécanisme routier homme-machine réside dans l'angoisse du vélocipédiste. Il faut attendre encore 50 ans pour que les gens se sentent suffisamment en sécurité pour placer les deux pieds sur les pédales. Le geste est enfin adopté en 1864, sous l'influence du patin à roulettes alors très populaire aux États-Unis. Une fois maîtrisée, la bicyclette devient le symbole de la liberté pour tous les jeunes de coeur et d'esprit. Les récits qui ont franchi le tournant du XXe siècle abondent en souvenirs de voyages et en rencontres du sexe opposé. Les jeunes couples apprennent rapidement à fuir leur chaperon, à bicyclette. Après leur mariage, c'est en tandem qu'ils partent en lune de miel.
Au début du XXe siècle, les clubs de cyclotourisme français inventent un réseau de voies «diagonales» quadrillant l'Hexagone, empruntées même de nuit. Les pionniers du cyclisme augmentent les distances parcourues, traversant souvent des régions dangereuses qu'évitaient jusqu'alors les Occidentaux. Le premier tour du monde effectué autant que possible par voie terrestre est accompli sur une bicyclette. Depuis, le cyclisme transcontinental s'apparente au tourisme de masse attirant un nombre croissant d'adeptes.
Le prix des vélos devient plus abordable à la fin des années 1890. Les ouvriers et les employés de bureau adoptent alors la bicyclette pour se rendre au travail. La bicyclette accélère également le transport de marchandises, de courrier et de télégrammes. Dans les grandes villes et dans leurs agglomérations, médecins, sages-femmes et prêtres roulent à bicyclette pour visiter plus facilement les familles. De même, pompiers, ambulanciers, policiers et militaires profitent de la vitesse que procure la bicyclette. Tous les véhicules à moteur actuels proviennent d'un ancêtre à deux roues. Progressivement, ces précurseurs investissent les grandes villes sous leur forme modernisée : bicyclette de messageries, VTT de la police et taxi vélo.
Le cyclisme connaît son apogée dans les années 1890, en particulier aux États-Unis où les ventes de bicyclettes font le bonheur des hommes d'affaires impliqués dans la fabrication de deux-roues. Cet essor provoque une crise économique dans les services de transports concurrents. Les entreprises qui livrent et prennent soin des chevaux, comme les pensions, les écuries et les fournisseurs de fourrage, traversent également une très mauvaise passe. On estime qu'en 1896, ce type d'entreprises perd 112 millions de dollars dans la seule ville de New York. Les riches familles embauchent beaucoup moins de palefreniers et d'autres membres du personnel soignant les chevaux.
(...)