Décès, disparitions et successions en généalogie

Décès, disparitions et successions en généalogie

Quatrième de couverture

Naissance, mariage, décès : voilà la trilogie des actes essentiels en généalogie, les trois bases nécessaires à toute quête d'ascendance Mais l'acte de décès, le plus difficile à dater et localiser, échappe souvent aux recherches. D'abord parce que la plage de temps à explorer peut être particulièrement vaste : un ancêtre peut mourir à vingt ans comme à cent. Ensuite parce que cela peut survenir n'importe où : loin du domicile au cours d'un déplacement, ou lors des tribulations subies dans les périodes troublées ou les guerres. Enfin parce que le décès peut n'avoir jamais été enregistré, et que c'est un acte judiciaire tardif qui remplacera finalement l'acte d'état civil manquant. Un guide répertoriant les pistes de recherche possibles et donnant des conseils pratiques était donc indispensable.
Le généalogiste peut aussi prolonger à chaque génération sa quête à travers les archives liées aux successions. Sur le XIXe siècle et sous l'Ancien Régime, elles lui permettent, non seulement de repérer un décès, mais aussi de reconstituer les fratries et de pister les parents et les cousins partis au loin. Ces fonds sont désormais accessibles en partie sur Internet pour le XIXe siècle. Le reste est consultable aux archives départementales. Encore faut-il savoir explorer cette volumineuse masse documentaire. L'ouvrage explique pas à pas une démarche qui n'est pas encore entreprise de façon systématique, mais qui apporte tant d'informations généalogiques qu'elle est à conseiller.
En clair, voici un titre qui doit faire partie de la bibliothèque de base de tout généalogiste.

Marie-Odile Mergnac a publié de nombreux titres sur la généalogie, les noms de famille et l'histoire de la vie quotidienne (Archives & Culture, Autrement, Le Chêne, Hachette, Gründ...). Elle intervient régulièrement dans les médias sur ces thèmes.

Fondateur du Cercle généalogique de Sud-Bretagne et titulaire du prix de Généalogie 2003 du ministre délégué à la Famille, Christian Duic est un spécialiste des archives militaires et de la marine. Il publie dans les revues de généalogie locales et nationales.

Extrait de Décès, disparitions et successions en généalogie

Les bases : l'acte de décès après 1792

L'acte de décès était établi autrefois à partir de la déclaration d'un parent, d'un voisin, d'un ami et le maire devait constater le décès. Aujourd'hui, c'est davantage le médecin qui remplit ce rôle mais l'acte est toujours un document public, enregistré obligatoirement en mairie par un officier d'état civil.

Qu'indique un acte de décès ?
L'acte mentionne :
- la date et l'heure précise du décès
- le lieu du décès, toujours la commune de décès, sauf cas de transcriptions légales : le décès est aussi inscrit sur le lieu d'habitation pour les personnes mortes à l'hôpital, en mer, sur le front, en prison ou condamnées à mort (sans la mention des circonstances du décès dans ces deux derniers cas)
- le nom et les prénoms du défunt
- sa date et son lieu de naissance après 1922. Avant 1922, vous pouvez trouver leur mention ou seulement l'âge, pas toujours fiable, surtout si le défunt n'avait pas de famille et que le décès était attesté par un voisin qui donnait un âge très approximatif, à dix ans près parfois, et aucun lieu de naissance. Même si le lieu de naissance est indiqué, il est à prendre avec précaution s'il s'agit d'un endroit éloigné. A Lyon, le voisin peut avoir retenu que le défunt était né à Rouen alors qu'il était de Mont-Saint-Aignan (une commune limitrophe, petite et inconnue vue du Rhône). En clair, plus la localité indiquée est importante et lointaine, plus vous devez vous méfier
- l'indication du domicile du défunt et de son lieu de décès, les deux se confondant autrefois. Pour les grandes villes, la rue est mentionnée, plus rarement un numéro de rue, les numérotations s'étant faites tardivement (1805 pour Paris, beaucoup plus tard ailleurs). Pour les petites villes et les villages, c'est souvent la mention «mort chez lui» qui figure dans l'acte
- l'état matrimonial du défunt. S'il n'est pas resté célibataire, les nom et prénoms de son conjoint sont indiqués, qu'il soit déjà décédé ou non. Mais si le défunt a été marié plusieurs fois, seules les informations sur le dernier conjoint sont indiquées, avec la mention : époux (ou veuf) en deuxièmes (ou troisièmes...) noces de...
- les noms et prénoms des parents du défunt, l'acte indiquant s'ils sont ou non déjà décédés. Toutes ces informations peuvent être absentes ou sujettes à caution si les déclarants connaissaient peu ou mal le défunt
- ses décorations éventuelles, souvent (mais pas toujours) mentionnées dans l'acte
- à partir de 1915 la mention «mort pour la France» pour toutes les transcriptions des morts au front
- les noms et prénoms des déclarants (au moins deux selon le décret de 1792), leur profession, leur âge, leur adresse et leur lien avec le défunt. Ces éléments sont à noter avec soin, surtout si les déclarants lui sont apparentés : leur lieu d'habitation, s'il s'agit d'une autre commune, peut par exemple être un indice utile pour retrouver les générations précédentes.

(...)