Mon petit jardin en permaculture : durable, esthétique et productif !

Mon petit jardin en permaculture : durable, esthétique et productif !

Quatrième de couverture

Quand les mètres carrés au jardin sont comptés, si l'on veut se régaler de ses fruits et légumes toute l'année, mieux vaut savoir comment organiser son espace à cultiver pour le rendre productif, durable et esthétique !

La permaculture nous offre pour cela d'excellents outils, nous apprenant à améliorer l'écosystème du jardin, à optimiser la surface de culture et à échelonner semis, plantations et récoltes. Favoriser la biodiversité utiliser au mieux les ressources disponibles, prendre soin du sol, cultiver en trois dimensions, accélérer la succession des cultures, opter pour le «tout comestible», démarrer tôt au printemps pour finir tard en hiver... autant de techniques applicables dans un petit jardin. En effet, cette vision du jardinage que nous apporte la permaculture, souvent pratiquée sur de grands espaces, est tout à fait adaptée à une surface restreinte, moyennant un peu de méthode.

C'est ce que nous enseigne cet ouvrage, résultat à l'appui avec l'incroyable quantité de fruits et légumes récoltés par l'auteur !

Joseph Chauffrey est «jardinier urbain» et travaille depuis plusieurs années à l'optimisation des rendements sur de petites surfaces urbaines, en s'appuyant sur les principes de la permaculture.

Extrait de Mon petit jardin en permaculture : durable, esthétique et productif !

Extrait de l'avant-propos

L'alimentation pèse pour plus de 30 % sur notre empreinte écologique, plus que les transports ou l'habitat. Production, transport, vente, gestion des déchets... pour une calorie dans notre assiette, douze sont nécessaires à sa production. Dès lors, cultiver un jardin comestible est porteur de sens et de satisfaction, surtout lorsque celui-ci est mené de manière respectueuse de l'environnement et qu'il est pensé comme un vecteur de liens au service de l'évolution de notre société.

Le milieu urbain comme atout

Les jardins urbains permettent de relocaliser une partie de la production alimentaire, participent à la préservation des trames vertes et bleues et soutiennent les politiques publiques de gestion différenciée des espaces verts. Le milieu urbain facilite en outre l'essaimage des «bonnes pratiques», d'une part grâce à des dynamiques collectives plus rapides à créer en ville qu'en milieu rural (partage d'outils, compostage de quartier, récupération des tontes d'herbe dans le voisinage...), mais également grâce à la visibilité et l'accessibilité des jardins urbains dans lesquels des pratiques culturales écologiques sont mises en oeuvre.

Je ne compte plus les personnes s'arrêtant devant chez nous par simple curiosité ou par intérêt pour ces pratiques. Nous sommes bien ici au coeur de l'éthique de la permaculture qui préconise le partage des ressources et des connaissances.

La permaculture à la portée de tous

La permaculture, en tant que méthode de conception, peut nous aider à réaliser notre jardin, à le rendre harmonieux, productif, cohérent avec nos valeurs et résilient face aux changements. Mais ne cherchons pas dans la permaculture des techniques fondamentalement nouvelles, bien au contraire. En s'inspirant de nos anciens savoirs jardiniers, en imitant ce qui s'opère dans la nature et en valorisant l'observation et la compréhension de notre propre écosystème, la conception d'un jardin en permaculture est à la portée de tous. Nombreux sont d'ailleurs les jardiniers qui, sans le savoir, ont conçu leur jardin de manière tout à fait permaculturelle !

Les étapes de la conception

Le travail de conception d'un jardin en permaculture (ou design) peut être divisé en deux étapes importantes. La première invite à mettre en place des principes de base, applicables à tout jardin, que nous pouvons utiliser quels que soient le climat, la taille ou le relief de notre terrain.
La deuxième étape permet la conception spécifique de chaque jardin. Elle amène à réfléchir à l'ensemble des paramètres influençant le site et sa productivité. Cette étape invite par exemple à identifier les ressources du site, ses contraintes (climat, topographie, qualité du sol), à réfléchir au positionnement des allées, des haies, mais également à identifier nos propres souhaits, nos objectifs et nos limites (quel temps avons-nous à consacrer au jardin ? Quel budget ? Combien de personnes voulons-nous nourrir ?). De nombreux ouvrages traitent de cette deuxième étape cruciale de conception que je n'aborderai pas ici.