Espace temps CP-CE1 : programmes 2016

Espace temps CP-CE1 : programmes 2016

Quatrième de couverture

Conforme au programme «Questionner l'espace et le temps» applicable à la rentrée 2016, cet ouvrage propose tout le matériel nécessaire à la préparation de séances simples et structurées pour conduire l'apprentissage de cette discipline.

À chaque séance, à partir d'une situation problème (À quoi correspondent le passé, le présent, le futur ? Comment mesure-t-on le temps ? Pourquoi y a-t-il des journées et des nuits ? Comment vivions-nous avant ? Quels étaient les métiers d'autrefois ? Comment les hommes observent et mesurent l'espace ? Comment lire le plan de l'école ? À quoi servent les cartes ? Comment se passe l'école ailleurs dans le monde ?), les élèves analysent des documents authentiques (affiches, tableaux, textes...) et mènent une réflexion/débat collective et individuelle pour acquérir des connaissances et des savoir-faire.

L'ouvrage clé en main comprend :
- une rubrique «L'essentiel à savoir pour l'enseignant» visant à réactiver ses connaissances ;
- pour chaque séance, un guidage pédagogique précis et complet avec un descriptif détaillé du déroulement, étape par étape : les questions à poser, les savoirs à transmettre, les difficultés prévisibles, la synthèse de la séance, la trace écrite finale ;
- des fiches activités à photocopier pour les élèves, adaptées à chaque niveau de classe (CP, CE1) ;
- un CD-Rom pour l'enseignant avec tous les documents utiles pour mener la séance : documents à imprimer et/ou à vidéoprojeter, fiches élèves et ressources numériques (vidéos, icono, animations...).

Extrait de Espace temps CP-CE1 : programmes 2016

SÉANCES 1 A3

Grandir

L'ESSENTIEL À SAVOIR POUR L'ENSEIGNANT

Quand on évoque la notion de grandir pour des enfants, on envisage trois grandes dimensions : grandir en taille, grandir en âge et grandir en maturité. La façon dont les élèves perçoivent cette notion est variable suivant leur âge.

GRANDIR EN TAILLE ET EN ÂGE
L'évolution des enfants est très différente d'un individu à un autre. Il n'empêche que si tous grandissent plus ou moins vite en centimètres ou en taille, leur âge croit plus communément. Pour un enfant de 7 ans, la date de son anniversaire n'est pas la même que celle de l'année dernière. Cette perception immédiate que son jour anniversaire revient à temps fixe sans que la réalité soit la même est très forte.

UN DÉVELOPPEMENT EN STADE
À partir des travaux de Piaget, toute une série de recherches ont tenté de réfléchir la manière dont les enfants construisent leur rapport au temps. Pour la notion de «grandir», ces travaux nous intéressent en ce qu'ils nous renseignent sur des modalités de perception des développements propres de l'enfant. Le tout-petit passe par un stade dit sensorimoteur, période pendant laquelle le bébé découvre que les objets et les êtres qui les entourent ont une existence autonome. Grandir, à ce stade, c'est donc dans un premier temps commencer à faire tinter un jouet, puis à comprendre que son horloge biologique est indépendante de celle de sa mère, puis de commencer à développer des rapports complexes au monde qui l'entoure. Au stade préopératoire (de 2 à 7 ans), l'enfant commence à quitter son rapport égocentrique au monde en découvrant le mode symbolique d'expression de soi - langage, dessin - tout en évoluant progressivement vers des représentations imagées et conceptuelles. Au cours de cette période longue et riche en développement cognitif, les enfants ont un rapport au temps qui devient de moins en moins égocentrique, en confrontant leur propre temps à celui des autres. Dans cette période fondatrice de la socialisation, ou issue de la socialisation, les enfants découvrent vers 4 ou 5 ans le sentiment de la mort. Cette découverte (à partir de dessins animés comme Bambi ou même à travers la perte d'un proche) impose un nouveau regard sur l'acte même de grandir. Dans le même temps, les enfants auront découvert aussi qu'ils ne sont pas nés avant leurs parents, ou du moins ensemble, mais que les parents préexistent à leur venue au monde. Pendant très longtemps, penser que le monde a existé avant eux relève de l'incompréhension. D'un point de vue psychologique et langagier, les enfants jusqu'à 7 ans se projettent beaucoup plus volontiers vers l'avenir (et vivent tout au présent) qu'ils ne parviennent à envisager le passé avec netteté. Les souvenirs les aident à construire un discours sur ce qui a été vécu par eux, affectivement. Mais la construction du passé est une opération intellectuelle qui n'est pas naturelle.
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