Maladies & ravageurs au potager bio : prévenir, identifier, soigner... sans produits chimiques !

Maladies & ravageurs au potager bio : prévenir, identifier, soigner... sans produits chimiques !

Quatrième de couverture

Prévenir, identifier, soigner : voici Les trois clés pour cultiver un potager bio sans avoir recours aux insecticides, herbicides, anti-rongeurs, anti-limaces et autres pesticides de synthèse, dangereux pour La santé humaine et pour L'environnement...

° Prévenir L'arrivée des ravageurs et maladies, c'est soigner sa terre, adopter Les bonnes techniques de culture pour décourager ravageurs et maladies (associations, rotations, limitation des herbes indésirables...), renforcer La régulation naturelle en préservant la biodiversité au jardin...
° Identifier les coupables, si malgré tout des attaques surviennent, c'est observer et reconnaître les maladies et ravageurs spécifiques ou non de plus de 40 espèces potagères.
° Soigner enfin, si nécessaire, devient possible grâce à une panoplie de dispositifs de soins non chimiques, des huiles essentielles aux voiles anti-insectes, en passant par différents pièges, insecticides naturels, barrières diverses, répulsifs, préparations à base de plantes, Lutte biologique...

Voici tout ce que vous apprendrez dans ce livre pratique et richement illustré (plus de 400 visuels), outil de référence des alternatives aux pesticides chimiques, dont l'usage, de plus en plus réglementé, sera interdit à partir de 2019 pour les particuliers.

Textes :
Jean-Paul Thorez, Blaise Leclerc, Brigitte Lapouge-Déjean, Denis Pépin, Antoine Bosse-Platière, Rémy Bâcher
Photographies :
Serge Lapouge, Jean-Jacques Raynal, Bernard Chaubet, Sandra Lefrançois... et beaucoup d'autres !
Dessins : Joël Valentin, Vincent Jeannerot

Tout pour jardiner au naturel, sans produits chimiques !

Depuis plus de 35 ans, la Scop Terre vivante édite des livres d'écologie pratique, ainsi que Le magazine Les 4 Saisons du jardin bio. Terre vivante a également créé des jardins écologiques en Isère, proposant des stages pratiques de jardinage bio, cuisine saine, soins naturels...

Extrait de Maladies & ravageurs au potager bio : prévenir, identifier, soigner... sans produits chimiques !

Extrait de l'introduction de Jean-Paul THOREZ

Cultiver son jardin de manière biologique, c'est bien, mais que faire face aux maladies et aux ravageurs ? Ce livre expose tous les trucs, astuces, techniques... bref, toutes les connaissances (et elles sont nombreuses !) qui permettent d'obtenir des cultures saines sans recourir aux produits chimiques. Et cela est de plus en plus nécessaire : ces derniers sont en effet néfastes à la fois pour l'homme et pour l'environnement, et la législation tend à réduire puis à supprimer leur usage.
Pour les agriculteurs et jardiniers biologiques, privilégier les mécanismes naturels de régulation, prévenir plutôt que guérir, utiliser des produits de traitement peu ou pas toxiques, à base de substances naturelles, constituent des réflexes de base, Mais ce qui peut sembler du simple bon sens est en fait révolutionnaire ! En effet, jardiner bio, c'est aussi sortir d'un schéma qui a dominé le jardinage et l'agriculture pendant plus d'un siècle : «J'ai un problème ? Je traite !». Avec toutes les conséquences négatives que nous constatons aujourd'hui.

Les pesticides chimiques : de nombreux effets négatifs

Éviter tout recours à des pesticides chimiques, et plus précisément à des pesticides chimiques «de synthèse», est un des enjeux importants de notre époque. Il y va de notre santé et de l'équilibre des écosystèmes dont nous dépendons. Ces produits sont destinés à éliminer Les insectes et autres animaux nuisibles, les champignons causes de maladies des plantes, les «mauvaises herbes», etc. Issus de la chimie des dérivés du pétrole, ils ont la particularité d'avoir été créés de toutes pièces en laboratoire, et donc d'être totalement nouveaux, en tant que molécules, sur notre planète. En d'autres termes, la nature ne les connaît pas ! Elle ne dispose pas de tous les mécanismes, enzymatiques, chimiques ou physiques, pour traiter cette nouvelle sorte de déchets, qui bien souvent persistent dans l'environnement. Certains sont détruits plus ou moins rapidement et complètement sous L'action de La lumière, de L'air, de l'eau ou de micro-organismes. Dans le meilleur des cas, ils sont réduits à l'état de composés inoffensifs pouvant rentrer dans les cycles naturels. Dans d'autres cas, ils se dégradent en composés plus ou moins nocifs. On l'a vu avec le glyphosate, herbicide universellement connu. Vendu au départ comme totalement biodégradable, ce qui pouvait être un atout, il s'est ensuite révélé relativement persistant dans l'environnement.
On L'a notamment détecté dans L'eau, non seulement sous sa forme initiale, mais aussi sous celle d'AMPA, un produit de dégradation considéré comme plus nocif que Le glyphosate Lui-même. Certains autres pesticides, enfin, restent quasi intacts dans l'environnement pendant des décennies. Interdit en 1998, le Undane (un insecticide) se retrouve encore dans L'eau et Les sois. IL en est de même pour les triazines, des désherbants interdits en 2003...
Les pesticides ont également, comme on Le dit à propos des médicaments, des «effets secondaires», dont certains ont une ampleur considérable. En effet, Les pesticides chimiques ne détruisent pas seulement Leurs cibles désignées (pucerons, germes de maladies...), ils affectent également nombre d'organismes non-cibles, comme par exemple d'autres insectes, neutres ou bénéfiques, Les vers de terre, ou bien encore des poissons, des batraciens, des oiseaux... Un des exemples les plus connus est celui des abeilles. Les dégâts constatés sur les ruches ont conduit les autorités à proposer au Parlement l'interdiction de l'utilisation des insecticides néonicotinoïdes (utilisés en grandes cultures) à partir de septembre 2018. Le Sénat n'a malheureusement pas suivi les députés dans leur vote. Affaire à suivre...
Un autre organisme non-cible affecté par l'application des pesticides est tout simplement... L'être humain, lorsqu'il effectue des traitements ou se trouve à proximité des cultures concernées. L'impact des pesticides sur la santé des personnes exposées est fortement suspecté : cancers, maladies de Parkinson et d'Alzheimer, troubles de La reproduction et du développement des enfants... sont cités à ce propos par des organismes comme l'Institut national de La santé et de La recherche médicale (Inserm) ou L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). De plus, nous connaissons encore mal les effets de toutes ces substances - il en est créé en permanence de nouvelles - qui sont pulvérisées à tout va.