Slow shopping thérapie : consommez moins, vous irez mieux

Slow shopping thérapie : consommez moins, vous irez mieux

Quatrième de couverture

Remettre l'argent à sa juste place pour être plus heureux et plus libre. Et découvrir tout ce qu'on a à gagner d'une meilleure gestion.

Miroir de notre personnalité, notre manière de dépenser est révélatrice de nos goûts, de nos envies, mais aussi de nos blessures et de nos peurs. Y réfléchir nous offre un éclairage sur nous-même et peut constituer une véritable «thérapie». Valérie Halfon nous invite à nous interroger afin de :
- prendre conscience de nos besoins réels et de nos dysfonctionnements ;
- consommer autrement et assainir nos finances ;
- nous recentrer sur l'essentiel et gagner en liberté.

Loin d'une méthode privative classique, son approche inédite, créative et structurante - illustrée par de nombreux exemples tirés de son expérience de coach - permet à chacun de reprendre le contrôle de sa vie et d'aller jusqu'au bout de ses désirs profonds.
Elle s'adresse aux novices comme aux connaisseurs qui y découvriront les bénéfices matériels et spirituels d'une gestion éclairée du budget.

Bonus : à l'intérieur du livre, un QR code permet au lecteur d'accéder en ligne à des tableaux de dépenses et de budget prêts à l'emploi pour la gestion de son budget personnel.

Conseillère en gestion de budget, titulaire d'une maîtrise de gestion de l'université Paris-Dauphine, Valérie Halfon accompagne des personnes et des groupes désirant optimiser leurs finances personnelles. Elle donne également de nombreuses conférences en France et à l'étranger.

Extrait de Slow shopping thérapie : consommez moins, vous irez mieux

Extrait de l'avant-propos

«Nous vivons sous le règne de l'excès jusqu'à la nausée. Tout finit par se confondre : le chat, l'enfant, la voiture, la maison, le dernier smartphone, les besoins accessoires et ceux vitaux. Mais la profusion de biens ne saurait en elle-même être source de contentement.»
Virginie Megglé

Je suis conseillère en budget, c'est-à-dire que j'aide les ménages à gérer leurs finances personnelles.
Je coache toutes sortes de personnes. Des personnes endettées qui dépensent plus qu'elles ne gagnent, des personnes qui veulent apprendre à mieux gérer leur argent, des personnes qui gagnent bien leur vie mais ne savent pas maîtriser leurs dépenses. A un moment donné, toutes ont eu un déclic, souvent forcé. Elles ont été frappées d'interdiction bancaire par exemple, ou alors les problèmes d'argent ont muté et entraîné avec eux des problèmes divers (de santé, de couple...). Je les ai aidées à changer de perspective quant à leur manière de voir l'argent et, finalement, d'envisager leur vie.
Famille après famille, personne après personne, j'ai compris quelque chose à l'argent, bien sûr, mais l'essentiel concerne notre rapport à l'argent.
L'argent est un moyen et non une fin en soi, comme la société de consommation voudrait qu'on le croie. Réfléchir sur sa manière de consommer, c'est réfléchir sur soi-même, ses goûts, ses envies, ses objectifs... Imaginez que vous commenciez à analyser vos dépenses. Vous vous rendriez compte de certaines choses sur vous. Vous dépensez pas mal en junk food, par exemple, ou en loisirs pour vos enfants. Peut-être le désiriez-vous, mais peut-être pas. Peut-être que vous aspirez au fond de vous à une vie plus en rapport avec vos vrais désirs, vos vraies envies. Je vous propose d'y accéder en utilisant vos dépenses comme point de départ. Car la manière dont on dépense son argent aide à mieux se connaître, et donc à mieux définir ses choix et ses priorités dans la vie.
Pour parler de ma propre histoire, j'ai toujours aimé et su faire des économies. J'ai été assez jeune orpheline de père. Un jour, à l'âge de 15 ans, ma mère m'a confié 200 francs (une petite somme à l'époque), une liste de courses et m'a demandé de faire le marché de la semaine (fruits, légumes, poisson, oeufs...). Comme je lui rendais la monnaie, ma mère la compta et s'écria : «Je ne comprends pas. Quand je vais au marché, je dépense toujours plus que ça ! Comment as-tu fait ?» Je lui répondis que j'étais passée chez les différents marchands et avais acheté telle chose chez l'un, telle chose chez l'autre, selon le prix. Puisque c'était ainsi, décida ma mère, je ferais le marché toutes les semaines. Ce que je fis.
J'ai étudié l'économie et la gestion à l'université. On n'y apprenait pas l'économie familiale, plutôt celles des sociétés et de l'État. Mais j'aimais ces études, qui mêlaient mathématiques et sciences sociales.
Des années plus tard, après avoir travaillé, j'ai fait le choix de rester à la maison pour m'occuper de mes enfants. Avec un budget limité, je suis devenue la reine de la débrouille. Je prenais ma poussette et me rendais au marché, où je connaissais les étals les moins chers. J'achetais peu de vêtements pour les enfants ou pour moi-même. Je recyclais beaucoup, ce qui me permettait de faire pas mal d'économies. Bien sûr, on vivait simplement, mais cela ne me dérangeait pas. Cela découlait d'un choix : rester à la maison avec mes enfants jusqu'à leurs 3 ans. J'ai eu la chance de pouvoir le faire.
Un jour, bénévole dans une association qui aidait les familles surendettées, je me suis dit : «Voilà ce que je voudrais faire.» Je pensais que ça allait être simple : leur montrer quels postes de dépenses réduire et comment. Mais je me suis rapidement rendu compte que c'était bien plus compliqué que cela.