Guide pratique du jeûne : santé, détox, bien-être, prévention...

Guide pratique du jeûne : santé, détox, bien-être, prévention...

Quatrième de couverture

Pratiquer le jeûne est facile, sans danger, à la portée de tous et parfaitement compatible avec une vie active, à condition de comprendre comment cela fonctionne et de connaître les contre-indications. Le Dr Lionel Coudron décrit ici pas à pas les mécanismes physiologiques activés lorsque le corps est privé de nourriture, et explique pourquoi ces mécanismes peuvent améliorer votre santé.

A la clé, davantage d'énergie, un meilleur mental, un corps plus jeune mais aussi un impact sur de nombreuses pathologies (maladies auto-immunes, cholestérol, hypertension, rhumatismes...) ou encore un accompagnement précieux lors des chimiothérapies.

En suivant les précautions adaptées à votre cas ou à la durée choisie, adoptez le jeûne qui vous convient, de 24 heures à plusieurs semaines. Accompagnés de nombreux témoignages, les conseils du Dr Coudron répondent au jour le jour à vos interrogations et vous évitent les désagréments occasionnels (céphalées, fatigue, crampes...), afin que cette parenthèse de repos intestinal soit synonyme de plaisir. Pour aider en douceur votre corps dans son processus de détox, retrouvez en prime plusieurs exercices de yoga accessibles à tous.

Une méthode simple, efficace et gratuite pour prendre votre santé en main !

Médecin, diplômé en nutrition, nutrithérapie, acupuncture, biologie, médecine du sport, psychothérapie EMDR, mais aussi enseignant en yoga depuis plus de 35 ans et directeur de l'Institut de Yogathérapie, le Dr Lionel Coudron accompagne de nombreux patients dans leur démarche de jeûne, que ce soit à des fins de bien-être ou thérapeutiques.

Depuis plus de 35 ans, la Scop Terre vivante édite des livres d'écologie pratique, ainsi que le magazine Les 4 Saisons du jardin bio. Terre vivante a également créé des jardins écologiques en Isère, proposant des stages pratiques de jardinage bio, cuisine saine, soins naturels...

Extrait de Guide pratique du jeûne : santé, détox, bien-être, prévention...

Extrait de l'introduction

J'ai été très tôt interpellé par le jeûne. Pratiquant le yoga dès les années 1970, je fréquentais alors un certain nombre de personnes qui se situaient en marge des institutions : naturopathes, végétariens, adeptes du tout-cru, sheltoniens, macro-biotes, cartonistes... bref, tout un monde disparate qui faisait de son alimentation une religion. Les monodiètes étaient prônées par les uns, les jeûnes par les autres. Je voyais les pratiquants du jeûne en vanter les mérites et ne pas souffrir de leur pratique. Quelles que fussent leurs raisons d'entreprendre un jeûne - spirituelles, religieuses, médicales -, je pouvais constater des effets positifs et l'absence d'effets secondaires néfastes.

À cette époque-là, je ne pratiquais pas le jeûne. En revanche, je devins végétarien pendant quelques années, ce qui n'était pas des plus facile car cela semblait encore très curieux pour la majorité des personnes de mon entourage, y compris pour ma famille. Puis, je m'essayai aux cures de raisin (monodiètes) ; j'adoptai ensuite une alimentation de type méditerranéen sur un modèle peu carné, selon les travaux que Michel de Lorgeril, chercheur au CNRS de Grenoble et l'un des meilleurs spécialistes en oméga-3, avait mis en évidence. J'étais un fervent adepte d'un modèle «global», c'est-à-dire qui introduisait non seulement les aliments et leur qualité, mais aussi la manière dont on les consommait, l'ambiance du repas et les rythmes.

Entretemps, j'avais commencé à enseigner le yoga et je faisais mes études de médecine, d'acupuncture et de nutrition. En 1984, je vissai ma plaque de médecin acupuncteur et nutritionniste, et je donnais aussi à mes patients des conseils tirés de ma pratique du yoga. Je persistai dans une conception d'un «mode alimentaire» sain et régulier et continuai à observer autour de moi élèves et patients qui pratiquaient d'eux-mêmes le jeûne.

Dans les années 1990 apparut un grand engouement pour les diètes protéinées. Perdre du poids rapidement (jusqu'à 15 kg en un mois) semblait une gageure et pourtant, cela marchait bien, surtout si l'on prenait en compte le comportement alimentaire pour ne pas rechuter. Au début, je n'y croyais pas, convaincu que seule une alimentation équilibrée et normale, sans régime, était payante. Pourtant, après avoir écouté quelques conférences et l'avoir proposé à mes patients, je constatai avec quelle efficacité ce régime fonctionnait, comment il était suivi avec facilité et tous les bénéfices que cela entraînait non seulement sur le plan pondéral mais aussi en termes de santé globale - et ce sans aucun risque, y compris sur le plan rénal comme beaucoup de personnes le pensaient à tort (voir p. 29).

En 2000, je fis partie de l'équipe qui mettait en place, sous l'impulsion du docteur Pinon, l'Amireca (Association médicale internationale de recherches et d'études sur le comportement alimentaire). J'en fus, un temps, le secrétaire général. Dès cette période, je compris l'intérêt de la diète protéinée non pour perdre du poids mais pour traiter les maladies chroniques. J'étais convaincu que l'on pouvait, par ce biais, soigner les différents problèmes souvent sous-jacents - c'est-à-dire l'inflammation chronique ou l'inflammation de bas grade que l'on venait à peine de découvrir. Et je commençai à proposer cette méthode à mes patients.

À cette époque, certains d'entre eux pratiquaient le jeûne hydrique (aucune prise d'aliment), en marge des circuits de la médecine conventionnelle. Ils étaient en recherche de méthodes alternatives aux corticoïdes, antihistaminiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, antalgiques, immunosuppresseurs, antihypertenseurs, antidiabétiques oraux...

Or, que ce soit dans les cas de sclérose en plaques, maladies inflammatoires, rhumatismales, asthme ou encore troubles métaboliques, je voyais que ces patients étaient bien souvent soulagés de manière étonnante, tant par la rapidité de l'amélioration que par son intensité. Pour autant, je ne proposais toujours pas le jeûne à mes patients, je me contentais de les accompagner à travers la nutrition, la micronutrition - que mon frère, le Pr Olivier Coudron, développait au sein de la faculté de Dijon -, l'acupuncture, la psychothérapie, la yogathérapie...